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4  De la nationalisation forcée de la défense

Ce qui suit est en cours de rédaction, et ne constitue pas un article publiable, mais un brouillon public. Si les remarques qui suivent vous paraissent peu claires, c'est que je suis la seule personne à laquelle elles ont été destinées. Mais si certaines vous intriguent, n'hésitez-pas à m'inviter à les clarifier.

Cf. aussi Bertrand Lemennicier: Droits individuels et Défense Nationale

4.1  La collectivisation de la défense

La seule défense légitime est celle de droits individuels.

L'état-nation est une collectivisation de la défense, et une négation des droits individuels.

Crimes commis au nom de la nation. Indivisibilité de la république? Répression des particularismes locaux.

Nationalisme social, et socialisme national.

4.2  Le financement de l'armée

Le monopole de la défense mène à forcer les contribuables à financer bon gré mal gré des armes inutiles. Qui veut d'un porte-avion à 5 milliards d'euro? Gâchis incroyable de richesses détournées vers le complexe militaro-industriel.

En particulier, richesses détournées vers la construction d'armes de destruction massive — phénomène tout à fait propre à l'état. Un homme d'affaire n'a rien gagner d'un récalcitrant qu'il tuerait, et tout d'un homme libre qui travaille honnêtement. Le meurtre gratuit ne profite à aucun individu responsable — il ne profite qu'à des êtres irresponsables, qui vivent du pouvoir qu'ils exercent sur les uns grâce à la complicité volontaire des autres. Seuls les hommes de l'état peuvent vivre de la terreur — forts de la légitimité usurpée qu'ils ont fait accepter à leurs citoyens.

4.3  La course aux armements

Armes illicites, permises aux seuls états. Or, seuls les états font des armes de destruction massive. Nul individu responsable n'a intérêt à utiliser des armes qui ne peuvent pas tuer les coupables sans tuer des innocents. Ce sont les états qui financent massivement le développement d'armes hyperdestructrices.

Il n'y a pas à définir la notion d'arme permise, de même qu'il n'y a pas à définir la notion d'impôt juste, de drogue licite, de jours d'ouverture légaux, de programme scolaire officiel, ou de moeurs tolérables. Toutes ces notions présupposent que des êtres supérieurs doivent intervenir et se substituer à la liberté et à la responsabilité de chacun pour imposer leur sagesse supérieure. Or il n'y a pas d'être supérieur; il n'y a qu'un choix entre la liberté-responsabilité (aussi appelée droit de propriété) et la coercition-irresponsabilité (aussi appelée pouvoir politique). Dans une société de liberté, c'est l'intérêt, guidé par la responsabilité, qui pousse les individus à bien user de leur liberté — et le Droit consiste précisément à rétablir la responsabilité des malfaiteurs vis-à-vis de leurs actes.

Si certaines armes seraient mortelles dans les mains de simples citoyens — combien plus mortelles ne sont-elles pas dans les mains de politiciens!

4.4  L'amplification des vendettas

L'un des reproches que l'on fait au systèmes de justice privée, c'est qu'ils encourageraient les vendettas, qui sont le recours de tous ceux qui pensent que les cours leur dénient la justice.

Mais bien loin que l'État supprime la vengeance, il l'amplifie, par la collectivisation des griefs. [...] le terrorisme, la guerre en Afghanistan, les conflits israëlo-arabes [...]

Vous séparez les grandes guerres des autres événements causés par l'état, alors que celles-ci sont irrémédiablement liées à la nature même de l'état (par delà les gesticulations guerrières de l'état américain, il suffit de regarder le budget militaire de tous les états). De même que l'Euro ne supprime pas l'instabilité monétaire, mais l'amplifie, l'uniformise et la concentre dans le temps, les états ne suppriment pas les guéguerres, mais les amplifient, les uniformisent, et les concentrent dans le temps. Si vous voulez comparer sans les guerres, ne faites pas deux poids, deux mesures — comparez l'état sans ses guerres au libéralisme sans ses guerres. Et comparez aussi les petites atrocités des guerres privées aux génocides à grande échelle perpétrés par les états. Vous verrez que même en séparant ainsi les choses, l'état est partout négatif.

La liberté d'organiser sa propre défense, et en particulier de porter des armes, est nécessaire pour éviter prévenir les génocides, et rien que cela suffit à la justifier. Porter des armes: le prochain droit de l'homme reconnu sur le plan international de Glenn Harlan Reynolds.

4.5  Les crimes de guerre

Le premier crime de guerre d'une armée de monopole est le crime commis contre les contribuables qui doivent payer cette armée, et éventuellement contre ceux qui sont enrôlés de force dans l'armée (s'il y a conscription).

Du fait du monopole de faire la guerre ou de ne pas la faire, Il y a aussi crime contre tous ceux qui sont forcés de participer à une guerre qui leur semble injuste et/ou néfaste; et il y a encore crime contre tous ceux qui voudraient participer à une guerre qui leur semble juste et bonne, mais en sont empêchés, ou forcés de la faire d'une façon qui leur semble criminelle, absurde, mauvaise.

Dans une société libre, de nombreux individus prêts à se battre existeraient, volontairement organisés en milices (fût-ce d'une ou deux personnes). Ces milices s'allieraient naturellement et volontairement quand elles y trouvent leur intérêt, et se désallieraient quand la situation ne l'exige pas ou que l'une sent ses intérêts sacrifiés dans l'alliance.

L'alliance volontaire, par opposition à l'alliance forcée ou à la conscription, ou à toute méthode coercitive, garantit non seulement les droits des combattants, mais aussi ceux des non-combattants.

« Envoyer mes hommes au casse-pipe pour que les vôtres se dorent la pilule en arrière-garde? Cautionner le meurtre d'innocents dans vos bombardements de civils? Et puis quoi encore? »

En matière militaire comme ailleurs, pas la peine d'imposer. Au contraire, la coercition est ce qui permet les crimes de guerre: « je suis pas responsable, on m'a obligé à le faire » est l'excuse du trouffion recevant l'ordre d'accomplir une sâle besogne. L'allié libre de refuser les ordres et responsable des actes qu'il commet n'a pas cette excuse, et évite donc toute exaction à l'encontre de civils.

Quant à sacrifier la vie de certains hommes soi-disant pour en sauver d'autres, comme disait le général romain à son fils qui en faisait la proposition: « mon fils, vas-tu prendre la tête de cet escadron suicide? » — tant que c'est volontaire, oui. Sinon, non. Là encore la hiérarchie imposée ouvre la porte au crime de guerre, là où l'alliance volontaire ne laisse place qu'à l'honneur.

Pour la stratégie, des militaires disciplinés savent faire confiance à leur hiérarchie librement choisie à l'avance. Et ce n'est pas à la dernière minute que l'on crée la confiance, mais par une préparation minutieuse, en temps de paix. Imposer une autorité qui n'a pas été méritée et volontairement acceptée est en soi un crime. C'est aussi une méthode inefficace de gérer les troupes.

4.6  Le mythe du pauvre non-protégé

Cf. ci-haut (section 2.9) le cas de la police privée.

4.7  Les affaires étrangères... à l'État

La distinction entre nationaux et étrangers est une création arbitraire des monopoles de l'État.

Tous les individus sont également des êtres humains, qui ont les mêmes droits, les mêmes devoirs, etc. Ils ne sont ni plus ni moins étrangers, les uns aux autres selon les distinctions administratives que veulent imposer les hommes de l'État. Si un individu préfère avoir affaire avec les uns plutôt que les autres, il est libre d'employer pour cela tous les critères qu'il désire, y compris les liens familiaux, la religion, le sexe, la couleur de la peau, l'ethnie, la langue, l'âge, la santé, la richesse, l'éducation, les goûts musicaux, la confiance de tiers, ou une passion commune pour la culture des framboises.

Subventions: Spoliation.

Prime d'assurance, organisation des voyages, contrats de pairie, etc.

Mythe de la « réciprocité » du protectionnisme. Le commerce c'est la paix. Le protectionnisme, c'est la guerre.

« Libérer les autres peuples ». France, pays des droits de l'homme?

Enfin, pour les agents secrets, il existe déjà des réseaux de renseignements privés, qui sont plus efficaces et moins criminels que les réseaux gouvernementaux. Des anti-James Bond, qui travaillent dans la discrète non-violence et dans la durée.

Une diplomatie privée avec des parties réputées neutres plutôt que politiquement engagées, est plus efficace. La vraie neutralité est gage de bonne foi. Un arbitrage par des juges librement choisis, payés selon leur réputation à résoudre efficacement et durablement les conflits, vaut mieux que toutes les organisations internationales « multilatérales » réunissant les dictateurs et bureaucrates corrompus de la terre.

Bref, pas la peine d'État pour ça. L'État ne fait comme d'habitude qu'introduire oppression et irresponsabilité.

4.8  Le terrorisme, miroir de l'État

Le terrorisme est une réponse naturelle à cette logique. En fait, le terrorisme n'est qu'un miroir tendu à l'État, imité par des groupuscules politiques n'ayant pas assez d'envergure pour se faire appeler « État », mais fonctionnant exactement sur les mêmes principes, et ayant vocation à devenir des noyaux d'État totalitaire, si on leur cède le pouvoir. Cf. les nationaux-socialistes, nationaux-communistes, et autres terroristes ayant pris le pouvoir en Russie, en Allemagne, au Vietnam, à Cuba, etc.

Entre un militaire et un terroriste, la différence se résume à ce que l'un est un fonctionnaire titulaire, et l'autre un fonctionnaire aspirant. Tous deux ont vocation à vivre en parasites, par le racket de protection.

4.9  Le Pacifisme, ennemi de la Paix

On a vu où le pacifisme a mené les tolstoyens (à l'éradication dans le goulag). Nous les libéraux sommes pacifiques mais pas pacifistes — cf. notre drapeau, le DON'T TREAD ON ME, et son histoire.

Il suffit d'un seul pour faire la guerre, il faut être deux pour faire la paix. Le désarmement unilatéral n'a jamais empêché la guerre.

Et d'ailleurs pourquoi les soi-disant « pacifistes » font-ils toujours pression pour que les pays libres se désarment, et ne se défendent pas contre les tyrans, ni n'aident les victimes de ces tyrans à se défendre? Pourquoi ces mêmes « pacifistes » n'exigent-ils pas que lesdits tyrans se rendent, abdiquent, et cessent de faire la guerre et à leur peuple, et aux pays libres? Pourquoi leur « pacifisme » est-il toujours unilatéral? La réponse est qu'ils ne sont pas vraiment des pacifistes — ce sont des amis des tyrans et des ennemis de la liberté.



Le Libéralisme, le vrai
Faré RideauFrançois-René RideauĐặng-Vũ Bân [Document préparé avec HEVEA]

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